Extrait (Chapô) : Dans une démarche pionnière de solidarité intersectorielle, les ministères de la Communication et de l’Énergie structurent un partenariat stratégique. Objectif : faire contribuer les ressources du secteur des télécommunications au Fonds de Souveraineté Énergétique

Niamey, le 24 juin 2026 – La souveraineté d’une nation moderne ne se conçoit plus en silos. Elle est transversale, globale et interconnectée. C’est le message fort délivré ce mercredi au cabinet du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information (MCNTI).

Monsieur Adji Ali Salatou a reçu en audience sa collègue en charge de l’Énergie, Pr Haoua Abdou, accompagnée de ses plus proches collaborateurs. Au centre de leurs échanges très prometteurs : la mise en œuvre d’une passerelle de développement entre les télécommunications et l’énergie, deux piliers stratégiques de la souveraineté nationale nigérienne.

Une interdépendance économique et technique évidente

Les deux équipes ministérielles ont tenu une séance de travail approfondie pour structurer les contours d’une contribution sectorielle du numérique au Fonds de Souveraineté Énergétique. Cette initiative novatrice repose sur un constat technique et économique imparable : l’interdépendance structurelle entre l’énergie et le numérique.

Dans un sens, les infrastructures de télécommunications (antennes relais, serveurs, centres de données) sont d’immenses consommatrices d’énergie électrique stable. Dans l’autre, la modernisation et la gestion efficace des réseaux de transport et de distribution d’électricité (réseaux intelligents, compteurs communicants, surveillance automatique) s’appuient entièrement sur les technologies numériques.

La solidarité productive pour bâtir l’autonomie

Ce partenariat propose d’affecter une quote-part des ressources générées par l’écosystème des télécommunications directement au Fonds de Souveraineté Énergétique. Loin d’être une simple taxe, cette contribution est pensée comme un mécanisme de co-développement et de solidarité productive entre deux secteurs vitaux.

En soutenant la production et l’électrification nationale, les télécommunications s’assurent un réseau d’énergie fiable, réduisant à terme leurs coûts d’exploitation opérationnels. Pour le secteur de l’énergie, l’apport financier permet d’accélérer les projets de centrales électriques locales (solaire photovoltaïque, hydraulique) et de concrétiser la transition énergétique vers des solutions modernes et durables.

À travers cette initiative, le Gouvernement de Transition démontre sa capacité à imaginer des solutions de financement innovantes et endogènes, indispensables pour affirmer l’indépendance économique du Niger et améliorer durablement les conditions de vie des populations.